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Fidèle à ses motifs favoris, le dolorisme et l’incarcération, physique ou mentale (l’agonie de l’activiste irlandais Bobby Sands dans Hunger, l’aliénation au sexe dans Shame), Mc Queen concentre son propos sur la réalité crue des sévices dont étaient quotidiennement victimes des millions d’individus.

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On y voit Solomon pendu à une corde, sur la pointe des pieds, pataugeant dans la boue pour éviter l’asphyxie. Tout circule, tout y est montré, dénoncé : le voyeurisme, la passivité, l’indifférence, l’exploitation, l’obscénité, la cruauté ordinaire etc.

On est bien loin de la fresque académique, policée.

L’ignominie de l’esclavage est tout entière contenue dans son caractère institutionnel, dans le fait qu’il répondait à des besoins économiques précis.

Le droit des planteurs à disposer des individus à leur guise, pour se remplir les poches ou pour assouvir leurs pires pulsions, en est la conséquence.

Le cinéaste joue sur toute la gamme de la révulsion, alternant chocs brutaux (long plan séquence d’une flagellation) et insoutenable immobilisme (scène de pendaison où, tandis que l’homme agonise en se hissant sur les orteils, une normalité écœurante bourdonne autour de lui). Toutefois, Mc Queen a pris le parti de faire de cette addition d’horreurs l’exclusif argument de son réquisitoire.

Cette virulence rageuse finit par occulter involontairement une dimension essentielle.

Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité.

Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie… Difficile de trouver plus contradictoire que Django Unchained de Quentin Tarantino et 12 Years A Slave de Steve Mc Queen : les deux films – dans lesquels figurent d’ailleurs Brad Pitt et Michael Fassbender – revisitent la même histoire sombre (l’esclavagisme) avec une approche si différente qu’ils se révèlent complémentaires.

Il a adapté le livre de Solomon Northup, charpentier et musicien noir de l’Etat de New York, kidnappé et vendu en 1841 par deux escrocs.

Miraculeusement sauvé en 1853, l’homme a passé le reste de son existence à raconter le calvaire de ces douze années de captivité dans des plantations de Louisiane où il fut la victime et le témoin de l’atroce condition des esclaves.

Il ne s’agit pas de choquer les gens – cela ne m’intéresse pas -, mais il s’agit de faire preuve de responsabilité face à cette histoire.

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